Pyramide ou comment bai(s)ser les salaires

Après avoir annoncé il y a plusieurs mois la mise en place d’un nouveau système de rémunération variable, la direction d’Adecco a annoncé en CSSCT qu’elle va l’imposer à tous les salariés qui sont en contrat depuis 2018 et idem pour les salariés plus anciens qui ont signé un avenant entre aujourd’hui et 2018. 

Ce nouveau système de rémunération variable est unanimement dénoncé par les organisations syndicales, la CGT en tête.

La CGT Adecco est opposée au principe de la rémunération variable.

En effet, rémunérer différemment les salariés les met en concurrence les uns avec les autres.
En agence, atteindre ses objectifs dépend autant de son travail personnel que de celui de ses collègues. Prétextant par l’octroi d’une rémunération variable vouloir créer une émulation positive, cette méthode participe plus souvent à une mauvaise ambiance de travail, des pressions managériales voire la mise à l’écart de salariés moins performants ou considérés comme ne voulant pas être « CORPORATE» .

Chez Adecco, depuis plusieurs années, un nombre important de permanents ne touchent qu’une partie de leur variable. Cela est dû au caractère inatteignable de de leurs objectifs.
Cela va s’aggraver avec le nouveau mode de calcul introduit par le système « Pyramide » qui implique notamment qu’en dessous de 75 % de l’objectif cible, la part variable est à 0 €. 
Cela est doublement inadmissible : elle prive les permanents d’une part importante de leur revenu car suivant les objectifs cette part variable ne sera plus versée mensuellement mais trimestriellement ou semestriellement voir annuellement. 

Elle implique une plus grande pression sur les intérimaires de la part de permanents qui devront déléguer à tout prix pour gagner un salaire décent.
Les objectifs à remplir pour obtenir la part variable sont décidés dans les grandes lignes unilatéralement par la direction d’Adecco, sans les salariés qui doivent les atteindre. 
Ce sont des objectifs exclusivement financiers : il s’agit d’atteindre un objectif chiffré ( chiffre d’affaire dégagé en déléguant des intérimaires, nouveaux clients conquis offrant un chiffre d’affaire supplémentaire à venir etc…) . 

Les impératifs de santé et de sécurité au travail sont absents de ces objectifs. Pire, pour les atteindre, il sera parfois nécessaire de ne pas être trop exigeant avec les entreprises utilisatrices en matière de sécurité, d’égalité de traitement ou de santé au travail! 
Surtout, la charge de travail globale, aggravée par ces logiques poussant les salariés permanents dans leurs retranchements empêchent ceux qui se donnent pour mission de protéger les intérimaires des abus de certains clients de le faire. 
Il faut faire du chiffre à tout prix au mépris de tout le reste.

C’est cette réalité et cette logique inique que la CGT Adecco dénonce ! 

La CGT revendique l’intégration de 100 % de la part variable dans le salaire qui, seul permet à la fois la rémunération décente des travailleurs et leur protection sociale à tous niveaux (assurance maladie, retraite, chômage…) mais aussi la prime d’activé , les APL, etc
La rémunération variable crée la discorde entre les salariés et augmente les risques psycho-sociaux dans l’entreprise. 
L’entreprise Adecco, ayant fait les gros titres il y a quelques semaines pour prévoir une centaine de licenciements dans les trimestres à venir et aussi l’agence de Limoge qui a vu son directeur d’agence mettre fin à ses jours.

Pour la CGT Adecco, le signal d’alarme est tiré ! 
Il faut urgemment que l’ensemble des salariés du groupe intérimaires comme permanents, se regroupent et s’organisent pour passer à l’action tous ensemble. 
A bas les divisions entre les travailleurs ! 
Vive la lutte des classes !

Citation de Karl Marx : « Il était clairement établi que l’ouvrier salarié n’est autorisé à travailler pour assurer sa propre existence, autrement dit à exister, qu’autant qu’il travaille gratuitement un certain temps pour les capitalistes  que tout le système de la production capitaliste vise à prolonger ce travail gratuit par l’extension de la journée de travail ou par le développement de la productivité, c’est-à-dire par une plus grande tension, de la force de travail, etc.; que le système du travail salarié est, par conséquent, un système d’esclavage et, à vrai dire, un esclavage d’autant plus dur que se développent les forces sociales productives du travail, quel que soit le salaire, bon ou mauvais, que reçoit l’ouvrier. »

 La CGT Adecco pour t’informer et/ou te syndiquer            

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