Accident du travail : Les gestes qui sauvent, la santé est votre emploi …

Vous ne vous êtes jamais blessé dans le cadre du travail ? Touchons du bois, et espérons que cela dure ! Toutefois, il est essentiel de connaître la procédure à suivre en cas d’accident du travail, en particulier si vous êtes intérimaire.

MAIS AU FAIT, C’EST QUOI PRÉCISÉMENT UN ACCIDENT DU TRAVAIL ? !

Tout événement survenu, sur le lieu du travail ou en situation de travail, ayant pour conséquence une lésion corporelle et/ou psychologique est un accident du travail.

Il n’est pas nécessaire que le dommage soit important ou grave pour être un accident du travail. Néanmoins, il est essentiel d’en informer l’employeur, l’agence d’intérim et de consulter votre médecin.

Nous vous invitons à être particulièrement vigilant en la matière. Certains incidents sur le coup n’inquiètent pas le salarié, mais la lésion peut s’aggraver par la suite et vous mettre en incapacité de travail. Si vous avez signalé l’incident, en cas d’aggravation, votre cas sera alors considéré comme consécutif à l’accident du travail déclaré.

Par ailleurs, ne supposez pas qu’un accident du travail se limite aux seuls travaux à risque ou de manutention. Une chute dans les escaliers, se tordre la cheville, glisser sur un sol mouillé, etc.… Si c’est événement entraîne une blessure visible ou non, c’est un accident du travail.

ET L’ACCIDENT DE TRAJET ?

Le Code du travail protège également vos déplacements entre le domicile et votre lieu de travail. La notion de trajet est assez souple, mais doit être en lien avec le trajet pour vous rendre au travail (faire un détour pour prendre un collègue de travail ou vous rendre à l’agence pour retirer votre bulletin de paye…).

SI JE ME BLESSE QU’EST-CE QUE JE DOIS FAIRE ?

Vous devez dans les 24 heures consulter un médecin et impérativement informer l’agence d’intérim ainsi que l’entreprise dans laquelle vous êtes en mission.

Dans les cas les plus graves, il est fort à parier que ce sont les secours qui se chargeront de vous présenter à un médecin. Toutefois, ne partez pas du principe que l’entreprise fera le nécessaire, adressez-leur la feuille d’accident du travail. Et si vous n’êtes pas en mesure de le faire, vos proches peuvent s’en charger à votre place.

Votre médecin doit vous délivrer un certificat médical initial composé de 4 volets :

  • Les deux premiers sont à transmettre à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie [CPAM] 
  • Le 3e volet est pour vous et à conserver précieusement 
  • Le 4e volet à adresser à votre employeur [pour les permanents] ou à l’agence d’intérim.

ATTENTION : Soyez particulièrement vigilant, Adecco a la fâcheuse habitude de contester les accidents du travail. Son soucis n’est pas votre santé ou votre famille, mais bien d’éviter de payer ce qu’elle doit dans ces situations.

SI JE SUIS EN ARRÊT MALADIE SUITE À UN ACCIDENT DU TRAVAIL QUE SE PASSE-T-IL POUR MA MISSION ET POUR MON SALAIRE ?


« Les deux millions de salariés intérimaires courent plus de risques de connaître un accident du travail que les salariés en CDI »

Suite à un accident du travail, vous êtes en arrêt maladie. Dans ce cas vous n’êtes plus rémunéré par votre agence d’intérim, mais par la sécurité sociale et la mutuelle.

Votre rémunération durant l’arrêt maladie suite à un accident du travail est composée :

  • Des indemnités de la Sécurité Sociale : Pendant les 28 premiers jours d’arrêt de travail, l’indemnité journalière versée par la Sécurité Sociale est égale à 60 % de votre salaire journalier brut. À compter du 29e jour d’arrêt de travail, l’indemnité journalière est majorée : elle est portée à 80 % de votre salaire journalier de base. L’indemnité de la Sécurité Sociale est calculée sur la base de vos salaires bruts des 12 mois antérieurs à votre arrêt de travail. Vous devez rassembler l’ensemble de vos fiches de paies sur les 12 mois qui précèdent la date d’arrêt de travail. Les indemnités chômage, congé maladie ou maternité ne sont pas prises en compte dans le calcul.
  • Les indemnités complémentaires de votre régime de prévoyance AG2R : En plus des indemnités de la Sécurité Sociale, vous percevez des indemnités journalières complémentaires. Cela vous permet de toucher approximativement la même rémunération que lorsque vous étiez en mission.

INFORMATION PRATIQUE & UTILE : le 1er versement des indemnités de la Sécurité Sociale et complémentaires prend du temps. Eh oui, vous êtes déjà « cassé » et maintenant il va falloir tirer le « Diable par la queue » ! Pourquoi ? Parce que la CPAM a 30 jours pour reconnaître le caractère « professionnel » de l’accident.

  • En attendant, vous pouvez réclamer à la Sécurité Sociale, tous les 14 jours des indemnités au titre de l’assurance maladie. Et pour les indemnités de prévoyance, en cas d’accident de travail avec un arrêt de plus de 25 jours, une avance de 300 € peut vous être versée par AG2R LA MONDIALE. Cette aide sera déduite lors du versement effectif de vos indemnités.
  • En cas de problème, contactez-nous. En effet, votre équipe CGT se porte fréquemment partie civile contre ADECCO dans des situations d’accidents du travail. Votre santé n’est pas en CDD à la CGT.

LIENS ET DOCUMENTS UTILES

Le guide à consulter en cas d’accident de travail ICI

Votre espace AG2R pour suivre votre dossier : ICI

Les guides de la prévoyance AG2R « maternité, arrêt de travail et invalidité » :

  • Intérimaire non-cadre : ICI
  • Intérimaire cadre : ICI